Notre correspondant en Iran, Siavosh Ghazi, a arpenté les rues de Téhéran mercredi soir. Il décrit une ville au ralenti : la circulation y est bien plus faible qu’à l’ordinaire, peu de passants en journée et un bazar à moitié fermé. Pour la troisième nuit consécutive, aucune manifestation n’a été signalée dans la capitale iranienne, dans un climat calme mais toujours tendu, marqué par la répression et de nombreuses arrestations, après de fortes mobilisations entre jeudi et dimanche.